AccueilActualitésArrêt du tabac : les substituts nicotiniques sont-ils remboursés ?

Arrêt du tabac : les substituts nicotiniques sont-ils remboursés ?

Cigarettes, patchs, chewing gum à la nicotine

L’éventail des dispositifs pour les fumeurs souhaitant arrêter la cigarette s'élargit encore. Deux traitements de substitution nicotinique font désormais l’objet d’un remboursement à hauteur de 65% par l’Assurance maladie, comme n’importe quel autre médicament. Il s'agit de gommes à mâcher depuis le 22 mars et de patchs depuis le 16 mai.

 

Des substituts nicotiniques, c’est quoi ?

Ce sont des médicaments à base de nicotine que l’on utilise pour soulager les symptômes liés au manque quand on arrête de fumer.

Ils existent sous plusieurs formes : patchs (à diffusion lente), ou formes orales (gommes, pastilles, patch, ou inhaleur), d’action rapide. Ils contiennent un dosage en nicotine plus ou moins important.

 

Qui peut prescrire des substituts nicotiniques ?

Ces traitements peuvent être prescrits par de nombreux professionnels de santé : médecins (y compris le médecin du travail), sages-femmes, infirmiers, chirurgiens-dentistes, masseurs-kinésithérapeutes. Les sages-femmes peuvent aussi les prescrire à l'entourage de la femme enceinte ou accouchée.

 

Comment sont remboursés les substituts nicotiniques ?

Depuis 2007, les fumeurs qui avaient recours aux substituts nicotiniques pour arrêter le tabac bénéficiaient seulement d’un forfait annuel de 150 euros, remboursé après de lourdes démarches administratives qui décourageaient souvent les personnes disposant de faibles ressources financières de se faire traiter.

Désormais, certains de ces substituts (gommes à mâcher et patchs) qui étaient pris en charge dans le forfait de 150 euros par an sont maintenant remboursables à 65 % par l’Assurance maladie, comme n’importe quel médicament.

Votre complémentaire santé prendra en charge le ticket modérateur pour ces traitements si votre garantie santé comprend bien le remboursement des médicaments à 65%.

Cette prise en charge permet notamment de pouvoir bénéficier du tiers payant chez le pharmacien, nécessaire dans le cadre du forfait, et d’avoir le même tarif dans toutes les pharmacies pour ces traitements.

A titre transitoire, le forfait d'aide au sevrage de 150 euros par an et par assuré sera maintenu jusqu'à la fin de l'année 2018.

 

N’hésitez pas à demander conseil à un professionnel de santé.