Damien Seguin et Benjamin Dutreux terminent 7e de la Rolex Fastnet Race | Mutuelle Intégrance
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Damien Seguin et Benjamin Dutreux terminent 7e de la Rolex Fastnet Race

Damien Seguin et Benjamin Dutreux a bord de l'imoca Groupe Apicil

C’est à 12h14, mercredi 11 août que Damien Seguin et Benjamin Dutreux, à bord de l’Imoca Groupe APICIL / Mutuelle Intégrance, ont franchi la ligne d’arrivée de la 49e  édition de la Rolex Fastnet Race à Cherbourg en 7e position après 2 jours, 23 heures, 49 minutes de compétition.

Une belle place pour le duo qui effectuait ici sa première course ensemble et qui est désormais qualifié pour la Transat Jacques Vabre.

Pour leur première course ensemble, Damien Seguin et Benjamin Dutreux ont pu s’échauffer. Si les premières heures de course ont été intenses, c’est surtout le départ de cette Rolex Fastnet Race qui leur a donné du fil à retordre. Conditions musclées, nombreux bateaux sur le plan d’eau … la sortie du Solent exigeait une attention toute particulière et une extrême vigilance.

Mais les deux skippers - en grands compétiteurs qu’ils sont - ont su faire face et se sont battus à bord de leur bateau à dérives. Le duo a su tenir la cadence face à certains foilers qu’ils ont, au final, relégués dans leur tableau arrière. Plus qu’une compétition, cette Rolex Fastnet Race leur a permis de se découvrir encore plus et de conforter leurs choix sur le fait de participer ensemble à la prochaine Transat Jacques Vabre qui s’élancera du Havre le 7 novembre prochain.

A leur arrivée, ils ont choisi de raconter ensemble cette course mais aussi l’aventure humaine qu’ils ont vécu durant ces trois jours en double. Un duo investi, unit qui semble s’être parfaitement trouvé.

Damien, Benjamin, la première partie de course n’a pas été de tout repos ?

Damien : « C’était surtout le départ qui a été compliqué. Il y avait un concentré de choses à gérer, du vent fort, beaucoup de bateaux donc il fallait faire attention »
Benjamin : « Oui avec une sortie pas très large et beaucoup de manœuvres »
Damien : « C’est vrai que la sortie du Solent n’était pas simple. Après cela s’est simplifié car le vent a diminué. Ensuite, nous avons fait du près jusqu’au Fastnet. »
Benjamin : « Oui et après le Fastnet, nous avions quelques trucs à négocier avec nos concurrents. Nous l’avons passé tout doucement. J’ai eu le temps de l’observer bien comme il faut car quand j’y étais passé en Figaro, je ne l’avais pas vraiment vu. La suite ? C’était un long bord de tout droit jusqu’aux îles Scilly quasiment. On avait peur de se faire décrocher par les foilers mais la bonne surprise c’est que nous avons tenu le coup. »

Damien, es-tu satisfait à l’issue de cette course d’avoir choisi Benjamin comme co-skipper ?

Damien : « Oui, même si j’avais peu de doutes sur le fait que ça fonctionne bien avec Benjamin. Ce genre de régates avec un format assez court mais suffisamment long permet d’explorer toutes les conditions, toutes les manœuvres qu’on peut avoir à bord, les nuits, la répartition des rôles. C’est bien de le faire maintenant car il y avait aussi de l’enjeu, il fallait être dessus et ça s’est très bien passé avec Benjamin ce qui est rassurant pour l’avenir. »

Après ces trois jours de course, pensez-vous que vous êtes complémentaires ou semblables dans votre façon de naviguer ?

Benjamin : « Nous sommes assez semblables car nous ne nous sommes pas trop posés de questions, nous avons fait comme cela venait. »
Damien : « Oui c’est vrai. Alors à l’échelle d’une transat, ce sera un peu différent mais globalement, nous n’avons pas trouvé de points bloquants. Il va falloir continuer de naviguer ensemble. Le Fastnet, ce n’est jamais une partie de plaisir. Le départ nous a bien rappelé qu’il faut faire attention et que les choses peuvent vite s’arrêter si jamais tu fais une petite erreur mais au final nous sommes satisfaits sur tous les points. »
Benjamin : « C’est vrai ! En ce qui me concerne, j’ai découvert ce bateau en mode course de manière rapide car la sortie du Solent était sport mais j’ai la chance d’être avec Damien qui connaît parfaitement son bateau, ce qui me fait gagner pas mal de temps. Le bateau est top, plutôt confortable à vivre, rapide. Chaque bateau a ses faiblesses et ses points forts mais je m’aperçois que ce bateau-là a pas mal de points forts. C’est plutôt une bonne surprise. J’ai eu beaucoup de plaisir à naviguer avec Damien car cela s’est fait de manière naturelle. C’était hyper plaisant. Nous n’avons même pas cherché à nous organiser. Cela s’est goupillé comme ça donc ça c’est du bonheur. Comme si en fait, on se connaissait déjà. »