Parole de : Francis SAINT-BLANCAT, Directeur du CHRS Le Relais à Toulouse | Mutuelle Intégrance
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Parole de : Francis SAINT-BLANCAT, Directeur du CHRS Le Relais à Toulouse

Portrait de Francis Saint-Blancat CHRS Le Relais à Toulouse

Accueillir, héberger et accompagner les personnes en situation de précarité, c’est la mission du CHRS Le Relais, à Toulouse. Mais comment assurer ce rôle en temps de crise sanitaire ?

Francis SAINT-BLANCAT, son directeur depuis 17 années, nous en dit plus et nous livre son point de vue sur l’impact social de la période inédite que nous venons de vivre.

 

  • Le confinement généralisé a bouleversé notre quotidien. Comment vous êtes-vous organisé pour assurer la poursuite de vos missions ?

Pour les personnes en situation de précarité hébergées en chambre individuelle, soit 25, nous avons pu maintenir le service de repas sur place tout au long de cette période et une présence 24h/24. Une partie du personnel, aide-cuisinières, surveillant de nuit, sont restés présents et ont poursuivi leurs missions.

Pour les personnes hébergées en appartement, soit 28, nous les avons ravitaillées en alimentation car les structure de distribution de repas étaient fermées.

De leur côté, les travailleurs sociaux ont continué en télétravail leur activité d’accompagnement et d’insertion mais en mode dégradé puisque beaucoup de nos partenaires étaient fermés et que les personnes suivies ne pouvaient pas sortir de fait. C’était un peu compliqué pour tout le monde…  

 

  • Comment les résidents ont vécu ce confinement ? Quelles ont été leurs principales difficultés ?

Je dirais que comme pour tout un chacun, ils ont traversé cette période avec beaucoup d’appréhensions. Au départ comme beaucoup, ils avaient une grande peur d’être contaminés ou d’être contagieux. Pour les aider au mieux à faire face à cette situation inédite, nous avons fait tout un travail d’accompagnement, d’information et de soutien au quotidien. Nous leur avons fourni très vite des masques, du gel hydro-alcoolique, des explications des gestes barrières dans plusieurs langues pour les personnes étrangères ne maîtrisant pas bien le français, et aussi les attestations de sortie. Nous n’avons pas eu de personne malade !

 

  • Que retiendrez-vous de cette crise sanitaire ?

Bien sûr, nous n’étions pas préparés ! Les services de l’Etat n'étaient pas très présents pour nous. Nous avons davantage pu compter sur notre fédération, la FAS (Fédération des Acteurs de Solidarité) qui nous a donné beaucoup d’informations en organisant de nombreuses visioconférences.

Au sortir de ces longues semaines éprouvantes de confinement, certains de nos salariés ont eu des gros coups de fatigue. Le télétravail quand il est subi, quand on est mal équipé ou quand il y a des jeunes enfants à gérer, ce n’est pas vraiment la panacée !

On tirera certainement encore beaucoup d’autres leçons dans la préparation et dans la façon de faire car cette séquence du Covid-19 n’est pas totalement terminée.